Gouverner n’est pas gérer

Aujourd’hui six titres de presse lancent un appel contre la régression démocratique, dont bien entendu Marianne et le Nouvel Obs.

Mais qui s’attaque à nos libertés individuelles ?

Qui est monté au créneau contre Rachida Dati au prétexte qu’elle a repris ses activités cinq jours après son accouchement ?

Qui s’attaque à la liberté donnée à ceux qui le souhaitent de travailler le dimanche ?

Qui s’attaque à ceux qui veulent travailler jusqu’à un âge au delà de la retraite légale ?

De la part de ces organes de presse, c’est une attaque en règle contre l’extension de nos libertés individuelles. Ils sont dirigés par des journalistes à l’esprit collectiviste qui pensent que gouverner c’est gérer. Or c’est tout le contraire.

Gouverner n’est pas gérer, pas plus que ce n’est chercher à définir le bonheur des citoyens. Le bonheur c’est l’affaire de chacun, sûrement pas celle de la collectivité.

Là résident depuis des siècles l’ambiguïté et le malentendu. Beaucoup de philosophies politiques inscrivent dans leur cahier des charges la définition et la recherche du bonheur de tous, ce qui les conduit à s’arroger le pouvoir de concevoir des normes non pas seulement de vie en collectivité, ce qui est acceptable, mais de vie individuelle : c’est là entrer dans l’engrenage infernal de la dépendance et de l’inquisition.

Tout autre est la pensée qui pose comme postulat la multiplication des possibilités de choix de chacun. Le politique a pour mission de rendre libre l’expression des différences de l’un se conciliant avec l’acceptation d’efforts et d’ambitions communs au groupe.

Ce n’est pas parce qu’il se limitera au minimum de ce qui est nécessaire au consensus le plus large sur quelques idées et comportements communs que le politique reconnaîtra la valeur de la différence. En ces temps de recherche de la différence perdue, c’est là une mission essentielle.

Monsieur le président de la République, ne cédez pas au collectivisme. Si vous ne vous présentez pas comme le garant de nos libertés individuelles, si vous ne les protégez pas en dépit des protestations et des attaques d’une presse gauchisante vos électeurs vous le ferons payer cher, très cher. Ils sont par contre prêts à vous soutenir dans le cas contraire

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*