Séminaire du 30 mars 2015 : "Lutter contre le terrorisme aujourd’hui"

 

 

L’année 2015 débute en nous rappelant cruellement la présence du terrorisme dans nos cités.

Si la violence politique a de tout temps émaillé l’histoire des hommes, le terrorisme -tel que nous le connaissons- est né avec la modernité. Le mot, sans viser un mode opératoire spécifique désigne désormais toute action violente destinée à répandre la terreur : attentat, détournement aérien, meurtre… Il s’agit, par ces actes meurtriers et médiatiques, de marquer l’opinion pour parvenir à un résultat de nature politique : faire pression sur une population civile pour obtenir la soumission d’un Etat aux objectifs de l’auteur ou de l’instigateur de l’acte terroriste.

Eprises de libertés, nos sociétés voient dans celles-ci le fondement du pacte social et s’efforcent de lutter contre ceux qui par la terreur viennent nier leur raison d’être. La lutte contre le terrorisme mobilise les pouvoirs publics qui s’efforcent de doter les services de police ainsi que la justice des moyens appropriés de contrecarrer les méfaits de ces criminels modernes.

Pour autant les moyens de lutter contre le terrorisme ne vont pas sans soulever d’interrogations. Au nom du « droit à la sécurité », érigé par Lionel Jospin en premier droit du citoyen et depuis consacré comme liberté fondamentale par le législateur (art. L. 111-1 du code de la sécurité intérieure) l’arsenal sécuritaire se développe chaque jour un peu plus, remettant peu ou prou en cause les libertés individuelles au nom de la sécurité (surveillance des populations et contrôle des médias, fichage, réduction des garanties procédurales offertes, alourdissement des sanctions pénales…). De telles évolutions sont discernables dans l’ensemble des démocraties occidentales.

Pour autant, ces éléments ne permettant pas de réduire à néant la menace terroriste, tant il est vrai que son auteurdispose toujours d’un temps d’avance, sachant, lui, où, quand et comment se réalisera le prochain attentat. Aussi cela conduit-il à ce que d’autres méthodes, encore plus radicales, soient envisagées. De la validation par la Cour suprême d'Israëlde la réalisation de « pressions physiques modérées », à la mise en œuvre des assassinats ciblés par les Etats-Unis, en passant par l’internement sans jugement de centaines de présumés terroristes (Guantanamo), les méthodes utilisées tendent à s’éloigner chaque jour un peu plus des standards procéduraux des démocraties pluralistes.

Alors que le terroriste mène une guerre révolutionnaire et se veut, à l’instar de la recommandation de Mao Tsé-toung, « dans le peuple comme un poisson dans l'eau », comment répondre aux défis qu’il pose à nos sociétés sans que celles-ci ne se renient ? C'est à cette question que s'efforceront de répondre les universitaires réunis à l'occasion de ce séminaire.

 

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